L'interview du CFI : Guillaume CATALA, entreprendre pour faire bouger les lignes


Guillaume CATALA
Guillaume CATALA

Guillaume CATALA est le cofondateur et CEO du groupe Steinberg Protocol. Associé du projet hors norme Aqualines, il soutient depuis l’origine le Club France Initiative.


Qui êtes-vous et quel est le fil d’Ariane de votre parcours professionnel ?


Franco-australien, expatrié depuis près de 30 ans principalement en Asie-Pacifique, j’ai vécu, entre autres, en Australie, en Nouvelle-Zélande, à Hong-Kong et en Indonésie. Et je suis aujourd’hui en phase de retour sur le sol français.


Je me qualifierais de “serial entrepreneur” et j’ajouterais “chanceux / heureux !”, tant mon parcours jusqu’ici m’a permis d’être impliqué dans de multiples projets et entreprises tout aussi stimulants et passionnants les uns que les autres !


Je suis toujours fasciné par les projets créatifs, surtout ceux qui sont les plus fous, qui visent à “bouger les lignes” voire à les effacer, et qui sont nourris avant tout par des aventures humaines parfois étonnantes et des motivations authentiques. J’ai toujours soutenu les projets auxquels je croyais.


J’ai notamment cofondé à Singapour le fonds d’amorçage Steinberg Protocol. Nous apportons le premier apport en capital à des jeunes entreprises innovantes à haut potentiel de croissance qui intègrent les préoccupations ESG (Environnementales, Sociales et de Gouvernance) à leurs activités commerciales et à leurs relations avec leurs parties prenantes.

Le fonds accompagne une cinquantaine de projets portés par une vingtaine de filiales dans plus d’une douzaine de secteurs et une dizaine de pays, animés par une volonté majeure : celle de nous engager dans un futur désirable.


Notre défi ? Contribuer à démontrer que la transition écologique, souvent synonyme d'austérité, de contraintes et de décroissance, peut aussi rimer avec opportunités, progrès et même abondance.


Avec une conviction forte : nous pouvons continuer de croître et de progresser, à condition d’élargir nos horizons, en tenant davantage compte de toutes les parties prenantes, et en intégrant davantage le long terme. C’est en conjuguant les performances économique, environnementale et sociale qu’une entreprise peut en effet rester économiquement viable tout en ayant un impact positif sur la société.


Comme l’indique le slogan de notre groupe, “Diversity in action”, j’ai toujours été passionné par l’action entrepreneuriale dans un contexte international et interculturel.


C’est notamment le cas d’Aqualines…


Le projet Aqualines contribuera au rayonnement industriel international de la France.
Le projet Aqualines contribuera au rayonnement industriel international de la France.

Précisément, vous portez le projet Aqualines : “entre ciel et mer, plus rapide qu’un bateau, moins cher qu’un avion, plus écologique que les deux”. De quoi s’agit-il ?


Le projet Aqualines vise à répondre de façon vertueuse à l’enjeu décisif de mobilité des déplacements maritimes, en développant, produisant et exploitant des véhicules à “effet de sol”.


Qualifiée par la presse de “TGV des mers”, la solution Aqualines est une innovation mi-avion mi-bateau au croisement des industries de l'aviation et de la construction navale. L’appareil ressemble à un hydravion qui, grâce à une motorisation électrique / hydrogène (dont l’empreinte carbone est légère voire nulle) couplée à l’exploitation de l’effet de sol, va pouvoir voler à grande vitesse quelques mètres au-dessus de l’eau et transporter des passagers à des vitesses comprises entre 200 et 320 km/h.


Avec cette solution de mobilité verte maritime à grande vitesse, notre ambition est de révolutionner le secteur du transport maritime public et privé à travers le monde.


Nous installons cette industrie d’avenir en France avec mes deux associés, Pavel TSARAPKIN, fondateur originaire de Russie, et Laurent GODIN, Français avec une expertise de 30 ans dans les secteurs spatial et aéronautique en Asie-Pacifique. Nous allons déployer Aqualines sur le port de Bayonne en 2022 où seront installées nos unités de R&D puis de production.


La faible emprise de l'infrastructure optimise l’aménagement des zones littorales.
La faible emprise de l'infrastructure optimise l’aménagement des zones littorales.

Le Club France Initiative vise à connecter les forces vives des Français de l’étranger : vous a-t-il été utile ?


Je suis un “early adopter” du Club France Initiative ! L’initiative lancée par Anne GENETET et Christian KOENIG permet d’échanger et de rencontrer des Français de l’étranger de tous les horizons avec une riche expérience à l’international, toujours passionnément engagés dans leur activité et souvent experts sur des enjeux et des thématiques transverses : avocats, chercheurs, diplomates, enseignants, entrepreneurs, médecins, grands patrons, etc.


C’est d’ailleurs dans le cadre des activités du Club France Initiative que j’ai pu rencontrer l’universitaire spécialiste de la Mer et ancien Secrétaire général du Grenelle de la Mer Christian BUCHET. Nous collaborons désormais sur le projet Aqualines et travaillons sur un autre projet, tout autant conséquent, qui sera lancé début 2022.


Le Club qui réfléchit et agit pour une France plus forte à l’international est ainsi le cercle idéal pour élargir son réseau parmi les Français de l’étranger et de métropole.